Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 8, fol. 53v
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- mauvais pour nous; nous pouvons employer
- cette occasion de souffrir, tcomme venant à
- propos pour nous procurer l’utilité que nous
- pourrions tirer d une souffrance volontaire.
- Et par cette reflexion on devient moins
- sensible aux maux et plus sensible aux biens,
- puisque on sçait les remarquer
- dans les maux mêmes.
- Mais e comme il y a des degrés
- daerse les biens et des differences dans las
- biens et dans les maux; il y ont on peut
- dire, qu’il est raisonnable, que nous soyons diversement
- sensibles à leur egard. Nous devons nous rendre
- plus sensibles aux biens plus imvortans, et qui sont
- e
- HeroS
- plus en nostre pouvoir. Les plus quones hommes
- or
- n’ont jumais este extremement delicats
- sur les à l’egard des viandes, ou à l’egard
- des ajustemens et plus on est eleve soit
- ex elevé, en merite ou en dignite, moins
- sernt aurat- on besoin d’estre sensible en
- matiere d’interest. Parce qu’on; a moins beson
- pore ce quic est de leat heene
- L’ Les honneurs Les pshonneurs donnent
- du pouvoir, et les personnes bien inten.
- Les nichesses et les onens donnent du
- pouvoir, et le pouvoir n’est cherche par les
- personnes raisonnables, que pour pouvoir faire
- beaucoup de bien, non seulement à nous,
- caril faut peu de chose pour un homme,)
- mais pour le geninal mais sien plus
- aux autres. Mais n y Mais j’appelle faire
- du bien aux autres, non pas proprement, quand nons faisons des largesses, ou
- quand nous avancons nos creatures mais quand
- nous procurons un veritable bien aux hommes s’en avansent parexemple ceux qui enst dirnes
- ereer faire s il est indifferent, que charles
- ou quillaume soit Magistrat maisil n’est pas
- indifferent qu que celuy soit Magistrat
- qui puisse rendre la ville flearissante, et les habitans
- plus vertueux. Cette consideration fait qu’on une personne raisonnable
- s peut consoler aisement est moins sensible aux
- Charmes des richesses et de l’ambition, qui consent
- qui donnent tant de peine à ceux qui s’abu y abandonnent
- et qui leur servent si peu. e ces sont des biens
- qui tournent en mal qui se trurnent en maux à ceux
- qui es asent mal, à peu pres comme les douceurs
- se changent en bile quand on en abuse.
- (innocantes
- est il y a une certaine passion dans les
- hommes, qu’on appelle la Cariosité, ’est le Elle est des plus belles, e des plus
- plaisir de sequoir beaucoup il est naturel à l’homme et même des plus utiles.
- de prendre ay plaisir à apprendree il est naturel à l’homme de vouloir
- apprendre, les entans mêmes se laissert charmer par les comples de leur nourrices.
- nourrices; et les petiti gargons se laissent amuten par des petitesgentlesses
- et de s’amuser à ce qui leur est nouulau. Et on ne sçauroit estre trop
- instruit. Cependant la curiosité même di doit avoir des bornes, et
- il y a bien des rencontres, ou il est permis, et même louable d’estre
- + car peut estre que cela fera
- plus de mal aux autres,
- que de bien a eax
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 8, fol. 53v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068703:0106?run=74