Leibniz-Handschriften zur Philologie, Sprachwissenschaften LH 5, 5, 2, fol. 112r
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- Monsieur
- Vostel aa lettre dont vous n’honnorez est venu pien a propos, car elle
- m’a tire d’une inquielude dans laquelle j’estois dépuis longten vostre
- silence me faisoit apprehender un oubly, et je ne voyois pas sans
- jalousie vos lettres qui passoient devant mes yeux, et qui alloient
- jusque en Normandie, sans s’arrester chez moy en passant. Je
- leur demandois de vos nouvelles, mais elles n’avoient point de bouche
- pour moy.
- lAbbe de
- Cependant je voyois Monsieur leCauisy plus heureux
- que moy, et je luy portois envie de vostre souvenir. Encor s’il
- serois
- Vous Monsieur
- n’estoit pas Normand, je m’en etonnerois moins etonne.
- et quisçavez la resemblonae qu’il y a entre l’amourt Pamitis
- qui n’estes pas novice en amour, jge quelque jeune que vous soyez
- pouner
- et relcybie vous
- Partons
- quqye micux que moy des offect bien des effects de la jalousie, lors que
- celuy qui est heureux ne merite ou ne reconneit pas son bonheur. Effectivemen
- d’apprente
- j’ay esté ravi que Mons. l’Abbe de (anisy n’en a Pas bien usé et qu’il
- n’a ne semble pas avoir assez reconnu le prix des premierés avances, que
- par son silence
- vous venez de luy faire. Il m’a vangé luy même et je vous avoue
- incerement, que j’y ay contribué mais sans en avoir l’intention. Et comme
- vous ne sçavez peut estre pas la suite de nos démélez, qui ont commence
- lors que je vous estiez, encor icy; je suis obligé de vous raconter
- ce qui s’est passé depun.
- l’Abbé s’estant retiré en basse Normandie pour y prevenir les revoltes
- qu’on apprehendeit du voisinage des Bretons, et pour calmer par sa
- presence les esprits mutinez; je luy écrivis une lettre; je m’érigea
- en donneur d’avis, et je luy conseilla de faire défendre l’usage du Cidre
- par ceque cette boisson estoit dangerense et qu’elle qu’elle n’estrit pas assez
- monter
- cuite par le soleil, et qu’elle faisoit elever a la teste certaines fumées
- grossieres capables de troubler les esprits des peuples.
- appuya cecy par
- des raisons et des experiences. Et je sb croy que le Roy d’Angletene
- at il faut qu’on les ait communiquées au Roy Angleterre, car c’est
- Ses
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philologie, Sprachwissenschaften LH 5, 5, 2, fol. 112r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068747:0233?run=74