Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 1, 8, fol. 2v
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- ce furent les grandes veues qu’il avoit sur l’Amerique
- Espagnole, qui ne reussitent pas, par la faute de ses generaux
- ou plustast par un coup dela providence. Cependent j’avone
- que le cay T. C. afait tres sagement d’avoir acheté Dunqu
- que et je crois même que cestoit suinant les memoires
- du Cardinal. Car il est constant que cluycy en a laisse de
- fort exacts et que le cay au moins pendant la vie du Mar-
- quis de Lionne les a asser sunis.
- Comme on blame ordinairement les malhereux, l’auteu bla
- me les Espagnols, qu’il suppose avoit pu s’opposer a cette veute
- de Dunguerque, mais cela est bien tost dit. Et quand il lesren-
- voye aux memoires, secrets de Philippe Il pour entretenr
- les troubles en france par la correspondance avec les Protestans, il
- raisonne fort ason aise. Mais s’il avait esté Comte, Duc ou
- Don Louys, il aurait esté ausi empeche qu’eux. Ine fallait
- dit il) aux Espagnols, que d l’argent pour empecher cette
- vente Mais c’est tout à celuy qui n’en agueres, et ce manque
- ment a fait echouer des desseins bien plus importans. Outre
- qu’il y a de l’apparence, qu’on n’a sceu en Espagne le traite
- de Dunquerque, que lors qu’il n’estoit plus temps de l’em
- pecher. Cependant il a raison de dire, que les Epagnolo feroicat
- bien de donner aux Anglois quelquune de leur places mari-
- times de Standres, s’ils pouverent les engager par la, mais il n’est
- pas asseure, que ceux cy s’en voudroient Marger a celle condition
- De la il passe a la guerre de l’anrec 1667 et blame (p. 11) ceux
- qui obligerent la france à la paix, de ne l’avoir pas abligée
- aussi de rendre ce qu’elle avoit prise d’une maniere qu’on
- tenoit iniuste. Mais on ne va pas aisement aux extremités.
- La Hullande ne se pouvoit asser fier a l’Angleterre, commele
- venement l’a asser fait connoistre, et la suede estoit eloignée
- et foible hono un eoy minour. Il ne suffit pas de raisonner des
- interests des puissances, quand on ne considere pas en même temps
- reur forces. Un Tolitique peut dire cequ’un Prince deuroit faire sil
- pouvoit mais il doit estre circomspet à le blame quandil y manque.
- car cyt le plus souvent à cause de quelques puissans obstailes, c’est
- dequoy nos raisonneurs se douuroient sonvenir. Il adronte, que les
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Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 1, 8, fol. 2v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068761:0004?run=74