Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 6A, fol. 169r
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- 1 sior plc, dommga di nebalo
- M.
- Lambition ete
- Mais le pis eté. Velrost
- nommum, uno duum nst dus: L’interest aussi bien et
- L’interest aussi bien que l’inclination du Roy Bourbon
- et de ses franģois sera de fe rendre absolu, pour pouvoir exercer
- un gouuernement despotique. L’on sait que cette forme de gouver-
- nement est éfablie en France, quetons les privileges et droits des sujets
- peuples hont reduits à rien, et qu’elley et qu’un petit, fils
- d’un Roy de France ne peut manquer d’estre imbu de ces maximes.
- On y a opprime les Libertés des Grands et des peuples, l bon plasir du Roy tient lieu de tout,
- reduitarie
- e princes du Sang Royal meme y sont sans aucune autorité; les
- grands ne sont que titulaires et se ruinent de plus en plus pendant
- que des personnes de peu de consideration sont elevées pour
- servir d’instrumens à l’oppression des autres. Dans les pays à Estats
- on n’assemble les Estats que pour la forme, et ces Assemblées ne servent
- plus qu’à executer les ordres de la Cour, sans qu’on ait egard
- à leur griefs. La Hoblesse est appauurie au dernier point, vexée
- par des chipanes et par des recherches, obligée de se consumer
- au service du Roy, et de sacrifier son bien et son sang à l’ambition
- d’un Conquerant; pendant qu’elle ne se nourrit que d’espe
- rances de fortune et d’avancement, qui ne reussissent qu’à un
- petit nombre dentre eux. (eux qui sont dans les emplois civils
- et sur tout dans les lacratifs, estant enrichis aux depens du commun, par ce qu’on leur ache la bride,
- sont depuis pressés comme des éponges, par les revisions de leur comptes
- et de leur affaires, par la venalité des offices, et par la creation
- des nouvelles charges, et rmme par des grandes sommes
- sommes qu’on leur demande soit pour s’exemter de la vexation,
- ou même sans aucun sujet. Se peuple est foulé sans miscricorde
- et reduit au pain et à l’eau, par les tailles, taxes, imposts,
- capitations, quartiers et passages de gens de guerre; par les changemens
- de par des monopoles, par des chaugemens de monnoye qui enlevent
- tout d’un coup à tout le monde une bonne partie de son bien;
- et par mille autres inventions. Et tout cela n’estqe pour servir
- la convoitise insatiable d’une Courqui ne soucie point des sujets
- qu’elle a déja et qui ne cherche qu’à augmenter le nombre
- des miserables en etendant ses estats. Maintenant tous les
- peuples de la Monarchic d’Espagne estant sur le point d’éprouver
- le même sort, et ceux d’Espagne même comme les autres;
- les veritables Espagnols amateurs de leur patrie et de
- honneur de leur nation, n’en seront ils point emus.
- La consideration de la Religionencor ne doit
- pas estre de peu de consideration, sur tout dans un pays tres (atholique.
- L’on sçait qu’en France on n’est que Catholique à demi, et
- plut, à Dieu qu’on y fut asses Chrestien. L’autorité du pape meme
- dans les matieres Ecclesiastiques n’y est considerée, que lors qu’on veut
- flatter les papes, pour les avoir à sa devotion, et pour les opprimer un jour
- avec les autres. On a fait mille affronts à un saint pontife, par
- ce qu’il estoit gelateur de la justice, et n’approuvoit point les
- desseins ambitieux dela france; on attaquoit ouvertement alors
- j’autorité du saint siege, et on persecutoit ceux qui la soûtenoient,
- comme des heretiques. On opprimoit les Libertes des Eglises par
- les pretensions malfondées dela Regale, contre la doctrine
- expresse d’un Concile General de Lion, et des Eveques exemplaires,
- qui n’estoient point esclaves de la Cour, au prejudice de leur
- cunceem esrieue tante que la tarum nemanit. re oe ptut
- = qu’elle y est exaltée
- par les flatreurs,
- nun hont: on n’a qu’a se
- figurer
Cite
Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 6A, fol. 169r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068771:0337?run=74