Leibniz-Handschriften zu Niedersachsen LH 21 A, fol. 77v
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- Lorsque l’auteur alleque dans son article 6me l’exemple de l’introduction du neuoieme
- Electorat, qu’on a differee jusqu’à ce qu’on a eu le consentement des princes, il confirmesans
- sans y penser, ceque je viens de dire. L’Empereur et les Electeurs n’accordoient point queles princes
- eussent un droit incontestable et reconnu d’etre requis en cette matiere: mais pour mieux conserver
- et affermir la bonne intelligence, on a fait un nouveau pas en leur faveur et ou leur acorde
- de bonne grace et de bon gré ce qu’on ne jugeoit pas leur etre du à la viguear Et il en est
- de même en quelques autres matieres contestées ou l’on n’accorde pas que les princes ayent
- un droit acquis, mais ou l’on pourra venir à des temparemens par des nouveaux reglemens
- qui se feront dun consentement commun
- je trouue aussi un raisonnement bien foible et bien superficiel dans le septième article
- de notre Auteur. Personne (dit il) peut estre declare tombé dans le Ban de
- Empire, si non dans la forme due, servato certo modo et ordine. Mais il faut
- qu’on convienne de hoc modo et ordine dans la diete, ou les princes ont droit de
- suffrage; donc soivant la consequence que cet Auteur en tire, personne doit é̂tre mis dans
- le ban de l’Et Empire sans le consentement des princes. Mais par ce raisonnement
- toutes les matieres même l’Election de l’Empereur seroient du ressort des princes; puisque
- l’Empereur aussi doit etre elû dansles formes, certo modo et ordine. Mais iste modus et orde, cette
- maniere de proceder dans les matieres d’importance peut avoir éte de ja reglée. C’est ainsi que la
- balle d’or de Charles IV. fait avec le consentement dela diete a reglé la fonme de l’Electroi de
- Empereur, et on dira de meme que la forme du banaissement est déja reglée par les loix et par un
- longusage Mais quand elle auroit encor besoin de nouveaux reglemens quil faudroit faire à a dieté avec
- le concours des princes, il ne s’ensoit point que les princes auroient doit de concouriraussi à l’application
- ex ces nou veaux reglemens aux cas individuels, et au bannisement effectif de quelque Etat. Car
- le premier point est du pouvoir legis latit, qui appartient à la diete, et le secoud est de la judicature
- c’est à dire du pouvoir qui s’exerce au nom de l’Empereur par les Tribunaux, quoye en
- matiere debannissement (Empereur se soit obligé de ne voliloir venir à la declaration finale du
- il y a plus d’apparence dans ce que dit l’auteur arbicl. 8 et glors qu’il alleque qule au
- ban, que de l’avis des Electeups.
- i que l’Empereur moderne dans sa Capitulation art. 38. s’est obligé de consulter dans des
- matieres importantes les Electeurs et même si le cas le demandoit les princes et Estats: mais cela même marque
- qu’il y à des matieres importaptes ou les Electeurs peuvent etre consultés seuls. Et il semble quela Capitulation
- laisse à lEmpereur avae les Electeurs le droit de juger si le Cas particulier demande qu’on consulte a diete.
- Le passage le plus apparent pour les princes est l’article 3me de cette Capitulation de josept
- oq sa Mte promet de ne vouloir su spendre personne (a voto et sessione) de l’exercice de son droit de suffrage
- sans le consentement, des Electeurs princes et Estats. Mais commeces Electeurs out fait ce reglement avec
- lEmpereur il le faut expliquer sans doute dans un sens, qui ne soit point contratre à leur intention
- expliquée même dans un autre endroit dela mêmecapitulation, artic. 27. ou ils demandent
- seulement que l’Empereur ne fasse publier aucune sentence de baunissement contre un Estat del’Empire
- sans l’avis des Ellcteurs, ce qui fait voir cairement, quel dans l’article 3. ils ne vouloient
- parler que de subjecto habili j’un sujet capable d’exercer le suffrage, que l’Empereurne doit point
- suspendre d’autorité et sans le consentement des etats delEmpire. Autre chose est, quand un sujet est
- de venu incapable d’exercer ce droit, et déclans pour tel le lon les loix et usages de lEmpirer par
- la sentence du bannissement arretée et publice dans la forme due, ou la question
- demeure si le consentement des princes et Estats est necessaire. Mais si l’article 3. de
- la Capitulation étoit pris dans le sens que l’auteur du discours luy donne, les Electeurs autoient
- decide en passant, sansy penser, sans aucun besoin, et contre leur intention manifeste d’ailleurs une
- Question des plus importantes agitée depuis si long temps et même encor alors; en quoy
- l’ y a nulle apparence. Et c’est par l’éclaircissement que je viens de donner, qu’on voit la
- un Eta
- dliti qu’lume ces deux points, suspendré a voto et sessione, et declaver
- dugelban toculé dans le ban, ont eté sepavés dans la Capitulatio, en sorte qu’on a
- e
- en
- pu de mander le consentement des princes pour le premier, sans le demander pour le second
Cite
Leibniz-Handschriften zu Niedersachsen LH 21 A, fol. 77v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068784:0154?run=74