Leibniz-Handschriften zu Frankreich LH 24, fol. 18r
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- servir fervir à sa grandeur. Car il est vicaire General de Dieu pour exercer souverainement
- toute la jurisdition et puissance temporelle, il et puisque Dieu l’a
- fait declarer liberateur des Chrestiens, et Protecteur de l’Eplise contre les heretiques
- et contre les barbares, sa charge est heroique, et les loix ordinaires ne l’obligent point,
- et sa grandem est la seule mesure de sa justice, puisque tout ce qui seit a
- l’augmenter seit à la gloire de Dieu, et au bien de l’Eglise. Il ne sçauroit donc
- manquer que par trop de moderation, et font ce qu’il fera dans l’intention
- de s’aggrandir sera tousjours juste.
- in imagine
- je oy que le R. P. de la chaise jesuite
- confesseur ordinaire du Roy dont le sçavoir et la prudence est recomnue generalement
- secaa leet et p sera apenpres dans les mêmes sentimens, car estant homme
- de conscience, s’il n’estoit pas pourveu d’un tel remede general pour satisfaire à
- l tous les scrupules, comment pourroit. il approuver bien des choses qui se font
- de lap au nom du Roy.
- ( ceux il y en a qui se flattele pouvoir soufenir
- les entreprises de la france par des raisons tirées du droit ordinaire, mais ils se trompent
- lourdement, et quand ils s’engagent dans la contestation, ou les voit
- bien tost reduits aux abois. D’ou oient, comme j’ay monstre cydessus, que les
- )
- plus sages entre les franģois, evitent toutes les disputes de droit, et ne parlent qu’en
- politiques, exaggerant avec grande raison et le bonheur et la prudence de leur
- Monarque qui sçait si bien faire valoir ses avantages. Car plusieurs ne sçavent
- point, et d’autres ne veuillent point dire ce qu’ils sçavent du droit
- eu ils seu e s’en servent pourtant
- absolu que Dieu à donné à leur Roy Temon
- caisonuant
- en cacette entre eux quand il est temps. Comme ce Ministre franģois qui deliberant
- sur la paix qui fut conclue par apres aux pyrenées, ne feint point de conseille
- hardiment an Roy de donner les main a toutes les renontiations qu’on pourroit
- exiger de l’infante son accordée, et de les approuver aussi authentiquement qu’on le
- pourroit desirer, même parserment: Et que neantmoins quand
- le cas pouroit escheoir de la moit du toay d’Espagne Et que neantmoins quand
- et qu’il ne laisteroit pas d’avoir tous jours les mains libres quand
- A
- Espagne
- quibous a
- viendroit à mourir. Cartout dit il, il n’y aura point de bon frauçois uiconse iller
- an Roy de laiffer échapper une si belle occasion d negliger les avantages de sa couroine
- dont il est reponsable à Dieu et à la posterité. Voila justement un trait de la jurispudene
- et de la ingrale qu nous venons d’établir; C’est à dire que la grandeur du Roy et de la
- des que
- couronue de france est au dessus, de tous les autres droits et sermens de quelque nature
- Mais puisque cela est ainsi, on auroit doit, de dissimuler
- une si grande verité, qui a besoin d’estre preclée pour estre crie; et il est d’autant
- qu’ils puissent estre.
- plus necessaire de la publier, qu’il est impossible de soutenir les Entreprises de la france par
- les raisons du droit ordinaire. comme je viens de lemarquer. Et pour le faire connoistre
- d’avantage je ne feran point difficulté de representer icus une partie de ce qu’on
- bjecte
- a consauime de dire de le que les ennemis de la france out constrgende coropnche
- son reconnoisse mieux qu’il n’y auroit pas moyen d’excuser les actions du Roy e
- 4. s por
- le privilege de faire ce que bon luy sembleroit en qualité de vicaire temporel de Dieu
- Je commeneeray par ce qui se passa du temps de Louys XIII. Le Cardinat de Richelient
- es
- pour contenter la conscience de ce prince sermpuleux fit en sorte qu’ne congre deus
- doctent freuçois approunereles alliances qu’il entre tenoit avec les heretiques. Aquoy s’opposa
- qui s’appellit Alexaudor Patricius Armacanus, (qu’on tient avoir esté le
- fameux lausendus Evesque d’Epres) dans un ouvrage intitulé Mars Gallicus. Tous les petits
- qu
- ecrivanis frangois ont échoué au pied de cet ecueil, et des persounes non susectes indifferentes
- de
- un autem namo
- ont jugé, que pas un n’avoit satis fait auraisons de cetauteur. Enf effect lors
- que la france declara la guerre à la maison d’Austriche rien ne l’oblige oit de denir à cette
- extremité. Car les puperiaux lors mêmes qu’ils estoient victaieux demeurés Victorieux à Nord-
- cingue ne laissoient pas d’estre assez disposés à la parx après avoir eprouvé l’incertitude
- du sort des armes. Et si la trauce avoit voulu estre mediatrice plus tost que partie il luy
- auroit este aisé de procurer une para solide et equitable. La plus part des princes
- Aplemands in’en estoient pus fort eloignes; Mais ce n’estoit pas le dessein de la france
- elle cherchoit de pecher en eau trouble, de reaverser la maison danstriche deja chaucelante
- es le sunte l sleme quelle nene, quoelerogut fere sple disoaten sa quiguer
Cite
Leibniz-Handschriften zu Frankreich LH 24, fol. 18r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068820:0035?run=74