Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 47
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- de pratique ne sont innes. LIV. I.
- 4
- dy Genre Fumain ec d’examiner d’un anil inditterent la CHAP. II.
- conduite des Peuples de la Perre, Pourra le Conraincre pes de pratiques
- luymême, qu’excepte les Deroirs qui sont ablolument opposez les uno
- néceslaires à la conserration de la Societé humaine (qui Eux aurres.
- ne lont même que trop fourent violez pat des Sociétez en
- tières à l’égard des autres Sociétez) on ne lauroitnommer
- aucun Principe de Morale, ni imaginer aucune Régle de
- rertu qui dans quelque endroit du Monde ne loic mépri-
- séc ou contredite par la pratique générale de quelques
- Sociètez entières, gourernées par des Maximes de prati-
- que, et par des régles de conduite tout-a- Fait oppolées a
- Celles de quelque autre Societé.
- S. FI. On objectera peut etre ici, quine s’ensiit pas DesHationset
- qu’une resle toit inconnué, de ce qu’elle est rioléc. L’OB- lsseettem
- jection est bonne, lors que ceux qui n’obterrent pas la ré- de Morale.
- se, ne laissent pas de la receroir en qualité de LOY; lOrS,
- disje, qu’on la recarde arec quelque respect par la crain-
- te qu’on a d’etre destionoré, censure, zou chacié, A On
- vient à la neoliger. Mais il est impossible de conceroit
- qu’une lPation entière rejettat pribliquement ce que cha
- cun de ceux qui la compolent, connoitroit certainement
- e infailliblement erre une veritable Loy, car telle cAt la
- connoissance que tous les hommes doirent nécestairement
- aroir des Loix dont nous partons, s’il est vrai qu’elles
- Toient naturellement empreintes dans leur Ame. On COn=
- coit bien que des sens peurent reconnoitre quelquetois
- certaines Regles de Morale comme veritables; quoy que
- dans le Fonds de leur ame, ils les crorent Faustes; il peut
- etre, disje que Certaines Pertonnes en usent ainsi on Cer-
- taines rencontres, dans. la seule vecie de conserrer leurre-
- putation et de s’actirer l’estime de ceux qui crozent ces
- Rcoles d’une oblisation indispentable. Mais qu’une 50.
- ciete entière d’hommes rejette ex riole, publiquement dt
- d’un commun accord, une R égle qu’ils regardent chacum:
- en particulier comme une Loy, de la rerité et de la ju
- stice de laquelle ils sont partairement conraincus, et dont
- ils lont persuadez que tous ceux d qui ils ont a Faire,. DOr-
- TCME.
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 47. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0109?run=74