Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 84
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- 84
- Qu’il n’y a point
- CH A P. en Failant sentir interieurement, que cetteidéca été actuel-
- TIT. Lement dans l’Esprit, et qu’elle ne luy ctoit PaS tOUL-a
- Fait inconnue. P’en appelle à ce que chacun oblerre en
- Foy-même, pour laroir si cela n’est pas ainst; e je vou-
- drois bien qu’on me donnat un exemple de quelqueidéc,
- pretendue innée, que quelqu’un piit rappeller dans son
- Fsprit comme une idéc qu’il auroit déja connue arant que
- d’en avoir recu aucune imprection par les vores dontnous
- Parlerons dans la luite; Car encore un coup, Pans Ce Ten-
- timent intérieur d’une perception qu’on ait déja clé, il
- n’y a point de reminiscence, et on ne lauroit dire d’aueu-
- ne idée qui rient dans l’Esprit lans cette conriction, qu’on
- s’en retourienne, ou qu’elle forte de la Memoire, ou
- qu’elle soit dans l’Fsprit arant qu’elle commence de se
- montrer actuellement à nous. LOrs qu’une idéc n’est pas
- actuellement presente à l’Esprit, ouen relerre, pour ain-
- Si dire, dans la Memoire, elle n’est du tout point dans
- l’Esprit, e c’est comme si elle n’y aroit jamais été. Sup-
- Posons un Entant qui ait l’ulage de les reux inlqu’à ce
- qu’il connoisse ex distinone les Couleurs, mais qu’alors
- les cataractes renant à fermer l’entrée à la lumière, il soit
- quarante ou cinquante ans, Tans rien voir ablolument, et
- que pendant toue ce temps-la il perde entierement le Tou-
- renir des idées des couleurs qu’il aroit elies aupararant.
- C’étoit là justement le cas ou se trouroit un areuole au-
- quel j’ai parlé une fois, qui des l’entance avoit été privé
- de la vecie par la petite verole, et n’aroit aucune idécdes
- Couleurs, non plus qu’un Arcuglené. Je demande liun
- homme dans CeF Ctat-la, a dans l’E spric quelque idée des
- Couleurs, plutot qu’un Avcuglc.ne: FF je nC crOY PaS
- que pertonne dise que l’un ou l’autre en ayent ablolument
- aucune. Mais qu’on leve les cataractes de celui qui cst
- derenu areusle, il aura de noureau des idées des Cou-
- Peurs, qu’il ne se Couvient nullement d’avoir eles, et que
- la verie qu’il vient de recourrer, Fait passer dans son HI-
- Prit, Tans qu’il soit conraincu en luy-même d’avoir con-
- nu auxararane ces fortes d’idécs. A prelenr il peut les
- rap-
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 84. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0146?run=74