Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 170
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- CH A P.
- XI.
- 270
- De la Faculté que nous avons
- quels on puisse rapportor les Peres recls Pons disérentes
- epeces selon qu’ils correspondent à ces exemplaires, en
- les désignant luirant cela par differens noms. Rinsi, re-
- marquant aujourdhur, dans de la craye ou dans la neise,
- la même couleur que le lait excita hier dans mon E sprit,
- je considere cette idée unique, je la regarde comme une
- representation de toutes les autres de cette espéce, et luy
- arant doriné le nom de blancheur; je signitie par ce lon
- la même qualité, en quelque endroit que je puisse l’ima-
- giner; ou la rencontrer: ec c’est ainsi que le forment les
- idéos unirerselles, et les tormes qu’on emplore pour les
- désigner.
- Les Deres ne. 18. 40. Si l’on peit douter que les Betes composent et
- Formene poine
- abstractions. Etendent leurs Idées de cette manière, à un certain dégré;
- adi l. ter s1d.
- je crois etre en droit de luppoler que la puissance de For-
- nier des abstractions ne lcur a pas été donnée, dt que cet-
- te Faculte de Former des idées générales est ce qui met
- une partaiee distinction enere l’FTomme ex les BPUIECS, CZ-
- cellente qualité qu’elles ne Cauroiene acguerir en aucune
- manière par le Sccorirs de lcurs Facultez. Car il est eri-
- dene que nous n’oblerrons dans les Betes aucunes preu-
- res qui nous puissent faire connoutre qu’elles se serrent
- de siones géneraux pour désigner des Idées universelles;
- e puisqu’elles n’ont point l’ulage des mots ni d’aacuns
- autres signes genéraux, nousarons railon de ponser qu’el-
- les n’ont point la Faculté de Faire des abstractions, ou de
- Former des idées generales.
- S.FT. Or on ne Pauroit dire, que c’est faute d’organes
- Propres à Forimer des Poris areiculeZ qu’elles ne Font aucun
- ulace ou n’ont aucune connoissance des mots généraux,
- putisque nous en voyons plusieurs qui peurent rendre de
- cels TOnS, e prononeer des paroles assez distinctement,
- mais qui n’en font jamais une parcille application. D’au-
- tre pare, les hommes qui par quelque détaut dans les or-
- sanes, Tont prirez de l’ulage de la Parole, ne laissent
- pourtant pas d’exprimer leurs idées univericlles par des
- lighes qui Leur ciennent lieu de Termes GenerauX; L’aculce
- que
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Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 170. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0232?run=74