Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 218
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- Dera Durée,
- mais sculement que j’ayc dansmon Fsprit une idée claire de
- la lononeur de quelque mourement periodique, ou de
- quelque autre interralle de durée, et que je l’applique à
- la duree de la chose que je reux meturer.
- S. 29. Aussi royons- nous que certaines sens comptent
- que depuis la premiere existence du Monde jusqu’à
- l’annéc 1689. il s’est écoulé 5639. années, ou que la du-
- réc du Monde cA égale à 5639. Rerolutions annuelles du
- Soleil; e que d’autres l’étendent beaucoup plus loin,
- comme les anciens Ferptiens, qui du temps d’Alexandre
- comptoient 23000. années depuis le Regne du Soleit, e
- les Chinois d’aujour d’hur, qui donnent au Monde 3, 269,
- 000. années, ou plus. Ouoy que je ne crore pas que les
- lgrptiens ec les Chinois ayent railon d’attribuer unc (I
- lonoue durée à POnirers, je puis pourtant imaginer cet-
- re durée tout ausi bien qu’eux, et dire que l’une cA plus
- grande que l’autre, de la même manière que je comprens
- que la ric de Mathusalem a été plus longue que celle dF-
- noch. FF supposé que le calcul ordinaire de 5639. années
- Toit veritable, qui peut l’etre aussibien que tout autre, cela
- ne m’empeche nullement d’imaginer ce que les autrespen-
- Tent lorqu’ils donnent au Monde mille ans de plus; Parce
- que chacun peut aussi aisément imaginer, (jc ne dis pas
- Croirc) que le Monde a duré 50000. ans, que 5639. an-
- nécs, par la railon qu’il peut aussi bien conceroir la durée
- de 50000. ans que de 5639. années. D’ou il paroit que
- pour melurer la durée d’une chole par le Temps, il n’est
- Das néceslaire que la chole Poit coexistante au mourement,
- ou à quelque autre Rerolution Periodique que nous em-
- plorions pour en melurer la duréc. II suttt pour cela que
- nous avions l’idée de la longueur de quelque apparence
- régulière et periodique, que nous puistions appliquer en
- nous mêmes à cette durée, avec laquelle le mourement,
- ou cette apparence particulière n’aura pourtant jamais
- existe.
- Veridée de 5. 30. Car comme dans l’Fristoire de la Création telle
- tersleo
- que Moise vous l’a rapportée, je puis imaginer que la Lu
- miere
- 218
- CFTA P.
- XIV.
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 218. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0280?run=74