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Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 280

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  1. 280
  2. De la Puissance.
  3. CH AP. Balle PouTee par UnC RaguCEtC. D’un autre coré, la Para-
  4. Iyie empeche que les Panibes n’obeissent à la détermina-
  5. tion de lon Plprit, s’il veut s’en serrir pour porter lon
  6. Corps dansun autre Licu. La Liberté manque dans tois
  7. ces Cas, quoy que dans un Paralrtique même ce loit une
  8. chole rolontaire de demeurer altis, tandis qu’il pretere
  9. d’étre altis à changer de place. Volontaire n’est donc pas
  10. oppose à Nécessarre, mais à lnvolontaire; car un homme
  11. Peut preferer ce qu’il reut faire, à ce qu’il n’a pas la
  12. puistance de Faire; il peut preferer l’état ou il est, à l’ab-
  13. tence ou au changement de cet état, quoy que dans lo
  14. Fonds la nécessite l’ait reduit à ne pouroir changer.
  15. CC e cest 5. 12. II. en cA des pensées de l’Esprit comme des
  16. Jac la Liberre.
  17. mouremens du Corps. Lorsqu’une pensée est telle que
  18. nous arons la puissance de l’éloigner ou de la conserrer,
  19. contormément à la preterence de notre Fsprit, nous lom-
  20. mes en liberte à cet égard. In homme ćreillé étant dans
  21. la nécessité d’aroir constamment quelques idécs dans l’F. F-
  22. Prit, n’est non plus libre de penter ou de ne pas penler,
  23. qu’il est en liberté d’empecher ou de nepasempecher que
  24. Ton Corps touche ou ne touche point aucun autre COrps.
  25. Mais de transporter les pensées d’unc idéc à l’autre, c’est
  26. ce qui est souvent en la disposition; et en ce cas-la, il
  27. est autant en liberté par rapport à ses Idées, qu’il y est
  28. DAF FaPPOTE auX CorpS. Tur Lelquels il s’appure, pourant
  29. Te transporter de l’un sur l’autre comme il luy vient cn
  30. Fantaisic. II y a pourtant des Idées, qui commecertains
  31. Mouremens du Corps, Cont tellement fixées dans VI (-
  32. prit, que dans certaines circonstances on ne peut les éloi-
  33. oner quelque effort qu’on Fasse pour cela. In homme à
  34. la torture n’est pas en liberté de n’aroir pas l’idéc de la
  35. douteur et de l’éloigner en s’attachant a d’autres contem-
  36. plations; ex quelquetois une riolente pastion agit furnO-
  37. tre Flprit, comme le vent le plus turieux agit Tur nOs
  38. Corps, Fans nous laister la liberte de penser a d’autres
  39. choles auxquelles nous aimerions bien mieux penser. Mais
  40. lorsque l’Esprit reprend la puittance d’arreter ou de COR-
  41. tinuer,
  42. AXI.

Cite

Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 280. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0342?run=74