Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 297
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- De la Puissance. VFV. TI.
- Lommes portez par ces disterens desirs, cut suffi pour dé- C H A P.
- terminer notre Volonté ee nous mettre en actiou, on Deut, XYI.
- a non avis, conclurre furement, qu’en ce cas-la nous
- n’aurions été lujets à aucunes de ces doulcurs naturelles,
- et que peut-etre nous n’aurions senti dans ce Monde que
- Fore peu de douleur, ou que même nous en aurions été
- entierement exempts. = I vaut mieux, dit 5. Paul, se 1. Cor. VII. 9.
- marier que bruler: par ou nous Pourons voir ce que
- C’est qui porte principalement les Hommes aux plaisirs de
- la rie Conjugale. Tant il est rrai, que le sentiment pré-
- sent d’une petite briture a plus de pouroir lur nous que
- les actraits des plus grands plaisirs considerez en éloigne.
- MenE.
- 5. 35. C’est une Maxime (1 Fore établie par le consen-. Ce n’est pas le
- tement géneral de tous les hommes. Que c’est le Bien es N, Mals
- le plus erand Bien qui détermine la Volonté, que je ne Tuis l’inquietude qui
- nullement surpris d’aroir suppose cela comme indubita- décermine la
- ble, la première fois que je publiai mes pensées lur cette
- matière, et je pense que bien des sensm’exculeront plutot
- d’aroir d’abord adopte cette Maxime, que deceque je me
- hrazarde presentement à m’éloigner d’une opinion li se-
- néralement regue. Cependant, apres une plus exacte re-
- cherche, je me sens force de conclurre, que le Bien et lc
- Dlus grand Bien, quoy que jusé et reconnutel, ne de-
- termine point la Volonté; à moins que renans à le desiree
- d’une manière proportionnée à son excellence, ce desir
- ne nous rende inquiets de ce que nous ou Tommes priret.
- En effet, perluadez à un LTomme, tant qu’il rous plair-
- ra, que l’abondance est plus arantasense que la paurre
- te, Faites luy voir et contenser que les agréables commo
- ditez de la rie sont preferables à une Cordide indisence;
- S’il es satisfait de ce dernier état; et qu’il n’y troure au-
- cune incommodité, il y pertiste maloré tous ros dilcours;
- la Volonté n’est déterminée à aucune action qui le porte
- à y renoncer. Qu’un homme soit convaineu de l’ucilité
- de la Vertu, julqu’à voir qu’elle est ausi nécelsaire à qui-
- cOnque le propole quel que chole de Srand dans ce Mon-
- des
- Tolente.
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 297. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0359?run=74