Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 509
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- Des Termes generauX. LFV. TTI.
- sC
- Ouand apres cela le temps ec une plus grande connoiltan- C HI A P a
- ce du Monde leur a fait oblerrer qu’il y a plusicurs autres III.
- Ftres, qui par certains communs raxports de figure et de
- DlusieuES auEreS qualitez ressemblent a leur Perc, à leur
- METC, EE aUZ aUIEreS perIOnneS qu’ils OnE acCOUTumE de
- roir, ils Forment une idée à laquelle ils trourent que tous
- ces Ftres particuliers participent également, et ils luy
- donnent comme les autres le nom d’homme, par exemplc.
- Voila comment ils viennent à avoir un nom générale une
- idée énerale. Fn quoy ils ne forment rien de noureau,
- mais écartant sculement de l’idée complexe qu’ils avoiene
- de Pierre et de Faques, de Marie e d’Flizabeth ce qui
- est particulier à chacun d’eux, ils ne retienment que CC
- qui lour est commun à touS.
- 5. 8. Par la même voye qu’ils acquierent le nom et
- l’idée génerale d’Hlomme, ils acquierent ailément des
- noms, et des nocions plus générales. Car venant à obler-
- rer que plusieurs choles qui different de l’idéc qu’ils ont
- de l’Fomme, et qui ne lauroiene par conséquent etrecom-
- prises sous ce nom, ont pourtant certaines qualitez en
- quoy elles conviennent avec l’Ilomme, ils se Forment une
- autre idéc plus générale en retenant sculement ces Onali-
- cCz et les reiinislane dans une scule idée; et en donnant
- un nom à cette idéo, ils font un terme d’une comprehen-
- sion plus étendue. Or cotte nonvelle Idée ne le fait point
- par aucune nourelle addition, mais fculement comme la
- precedente, en Otant la Agure es quelques autres pro-
- prietez délionées par le mot d’homme, et en retenane Ceu-
- lement. un Corps, accompagné de rie, de sentiment,
- ec de motion spontanée, ce qui est compris tous le nom
- dAnimal.
- 5. 9. Qne ce Toit la le moren par ou les hommes FOr- Les Natures
- ment premierement les idées génerales ec les noms géne- Generales ne
- Cont aurre chose
- raux qu’ils leur donnent, c’est, je croy, une cholc A c. que des Idées
- vidente qu’il ne faue pour la prourer que considerer ce abctraires.
- que nous faisons nous-mêmes, ou ce que les autres Font,
- et quelle est la roure ordinaire que leur Lsprit prend pour
- Et3
- AP
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 509. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0571?run=74