Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 690
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- II.
- 690
- De l’Etendue de la Connoissance humaine.
- comprehention: On ne peut nier que nous n’ayions en
- nous quelque chole qui pense; le doute même que nous
- avons Tur la nature, nous est une preure indubitable de
- la certieude de son existence, mais il faut se réloudre à
- ionorer de quelle espéce d’Frre elle cst. Du reste, c’est
- en rain qu’on roudroit à cause de cela donter de lon exi-
- Aence, comme il est déraitonnable en plusieurS aUEreS
- rencontres de nier positirement l’existence d’une chole,
- Parce que nous ne laurions comprendre la nature. C’ae
- je roudrois bien lavoir quelle cA la Substance actuelle-
- mont existante qui n’ait pas en elle même quelque chole
- qui passe visiblement les lumières de l’Intendement ITu-
- main. S’il y a d’autres lsprits qui royent et qui connois
- sent la nature ex la constitution interieure des Cholcs,
- comme on n’en peut douter, combien leur connoissance
- doit-elle etre luperieure à la notre: Et si nous ajoutons
- a cela une plus ralte comprehention qui les rende capa-
- bles de voir tont à la Fois la connexion ex la COnrenance
- de quantité d’idées, et qui lour Fournisse promptement
- les preures morennes, que nous ne trourons que pic-a
- Dié, lentement, arec beaucoup de peine, et apres avoir
- tatonné lono- temps dans les ténebres, sujets d’ailleurs à
- Oublier une de ces preures arant que d’en avoir trouré
- une autre, nous pourons imaginer par conjecture, quel-
- le est une partie du bonheur des Fsprits du premier Or-
- dre, qui ont la reie plus vire et plus penétrante, et un
- champ de connoissance beaucoup plus raste que nouS.
- Mais pour revenir à nôtre sujet, nôtre connoistance ne (e
- termine pas sculement au petie nombre d’idées que nous
- arons, e à ce qu’elles ont d’impartait, elle rette même
- en deca, comme nous l’altons voir à cette heure en exa-
- minant julqu’ou elle s’éterod.
- S. 7. Tes aftirmations ou negations que nous Faisons
- Tur le sujet des idées que nous arons, peurent se re-
- duire comme j’ai déja dit en géneral, à ces quatre
- Especes, Identité, Coexistence. Relation, et Pxisten-
- ce réelle. Voyons julqu’oi notre Conneistance s’érend
- CHAP.
- Turqu’ou s’e-
- ceuid norre CoM-
- ud Ba a .LC.
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 690. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0752?run=74