Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 710
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- 970
- De PFtendue de la Connoissance humaine.
- micux que nous pourons l’idée du Pére des Fsprits, cet
- Pere éternel e indépendant qui a Fait ces excellentes
- Creatures, qui nous a Faies arec tout ce qui existe; nOuS
- n’avOnS auCUnC ConnOISTaNCC deS aUErCS LIprIES, nON PaS
- même de leur existence, autrement que par le secours de
- la Rerelation. L’existence actuclle des Anges _ de leurs
- diferentes Especes, CA naturellement au delà de nos de-
- courertes; ex toutes ces Intelligences dont il y a app2-
- remment plus de direrles lorces que de Substances corpo-
- relles, sont des choles dont nos Facultez naturelles no
- nous apprennent absolument rien d’assuré. Chaque hom-
- me a lujet d’etre perluadé par les paroles et les actions
- des autres hommes qu’il y a en CuX une Ame; un Ptre
- venlant aussi bien que dans loy-même; et d’autre part la
- connoillance qu’on a de lon propre Llprit, ne permet Das
- 2 un homme qui fait quelque reflexion sur la cause de Ton
- existence d’ignorer qu’il y a un DPEV. Mais qu’il y ait
- des déorez d’Etres spirituels entre nons et Dieu, qui eAt-
- ce qui peut renir à le connoitre par les propres recher-
- ches et par la seule pénétration de COn EIprIE PACOrO
- moins pourons nous avoir des idées distinctes de leurs
- diferentes natures, conditions, états, puissances et di-
- verles constitutions, par ou ces ltres different les uns
- des autres e de nous. C’eApourquor nous commes dans
- une absolue ignorance tur ce qui concerne leurs différen-
- tes Fspeces et leurs diverles Proprietez.
- orce de vorre 5. 25. Apres aroir ru combien parmi ce grand nom-
- Teuctance, cest bre d’Ptres qui existent dans l’Vnirers il y en a peu qui
- nous Poient connus, faute d’idées; considerons, en second
- Frourer la con- lieu, une autre Tource d’lgnorance qui n’est pas moins
- prexion qui elt importante, c’elt que nous ne laurions trourer la conne-
- zion qui est entre les Idées que nous arons actuellement.
- Car par tout ou cetre connexion nous manque, nous
- Commes entiérement incapables d’une Connoissance uni-
- vertelle et certaine; et toutes nos reiiès se reduilent com-
- me dans le cas precedent à ce que nous pourons appren-
- dre par l’Oblerration et par l’Experience, dont il n’est
- Pd
- CHAP.
- Ai L L.
- II. RUIre
- jue nOuS NC
- POUrONS PaS
- enere les Idéc
- que nOUS
- AVOMS.
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 710. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0772?run=74