Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 742
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- C H AP.
- 7412
- Des Propositions universelles,
- cCs. Ain(, quoy que peutêtre ces matières pussent etre
- expolees plus nettement et dans un meilleur tOur, à des
- gens qui n’auroient aucune connoissance de la Science
- Scholastique; cependant comme CCS Faures nocions d’Fs-
- sences ec d’Fspéces ont pris racine dans l’Isprit de la plu-
- parc de ceux qui ont reeu quelque teinture de cette espé-
- ce de laroir qui a si Fort preratu dans cet endroit du
- Monde, il est bon de les taire connoitre et de les dissiper
- pour donner lieu à Faire un tel ulase des mots, qu’il puil-
- Se Faire entrer la certitude dans l’F lprit.
- S. 5. Lors donc que les noms des Substances sont em-
- ployes pour sienifier des Pspeces qu’on suppose déterminées
- par des Fissences réelles que nous ne connoissons pas, ils sont
- incapables d’introduire la certitude dans l’Fntendement; et
- nous ne laurions etre alturez de la rerité des Propolitions
- génerales, compolées de ces fortes de termes. La railon
- en est éridente. Car comment pourons-nous etre asII-
- rez que telle ou telle Oualité eA dans l’Or, tandis que
- nous ignorons ce qui est, ou n’est pas dans l’Or; puilque
- selon cette manière de parter, rien n’est Or, que ce qui
- participe à une essence qui nons est inconnué, et dont
- par conséquent nous ne Paurions dire, ou c’est qu’elle eA,
- ou n’est pas; d’oi il s’enluit que nous ne pourons jamais
- etre alsurez d’aucune partie de Matière qui Poit dans le
- Monde, qu’elle cA, ou n’eAt pas Or en ce lens-la; par la
- raison qu’il nons est ablolument impollible delaroir, si elle
- 2, ou n’a pas ce qui fait qu’une chose cst appelléc Or, c’est-
- a- dire, certe essence réclle de lOr dont nous n’arons ablo-
- Jument aucune idéc. II nons est, dis-je, aussi impossible de
- Paroir cela, qu’il l’est à un Areugle de dire en quelletleur
- C’ est lenom le troure ou ne se troure point la Couleur de X Pensée,
- tandis qu’il n’a absolument aucune idéc de la Couleur de
- voyez le Di. Pensée. Ou bien, Si nous pourions lavoir certainement
- (ce qui n’est pas posiblc) ou cst l’essence réclle que nous
- ne connoissons pas, dans quels amas de Matiere CA, PaF
- exemple, l’essence réelle de l’Or, nous ne pourrions pour-
- EanE poinc etre asturez que telle ou relle Qualite puisse c-
- EtC
- I.
- Cela regarde
- plus Parricu-
- liéremene les
- SubItANCES.
- d’une Eleur al
- TCz cormié.
- ctionnaire de
- l’Academie
- Froncoise.
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 742. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0804?run=74