Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 909
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- De lEnthouscasme. L. XV. IV.
- iine Rerelation. Je puis apperceroir aussi que je n’en ai CH A P.
- Pas acquis la connoistance par une vore naturelle; d’ou XIX.
- Je puis conclurre qu’elle m’est revelée, sans appercevoir
- pourtant que c’elt une Revelation qui vient de Dieu;
- Parce qu’il y a des Esprits qui lans en avoir recu la com-
- mission de la part de Dicu, pcurent exciter ces idées en
- moy, et les presenter à mon P spric dans un tel ordre que
- j’en puisse apperceroir la connexion. De Porte que la
- connoistance d’une Provosition qui vient dans mon Lsprie
- ic ne lai commene, n’est pas une perception qu’elle vien-
- ne de Dieu. Moins encore une Forte pertuation que cet-
- te Proposition est veritable, est. elle une perception qu’el-
- le vient de Dicu, ou même qu’elle est réritable. Mais
- quoy qu’on donne à une telle pensée le nom de lumiére
- e de veué, je cror que eo n’est tout au plus que crovan-
- CC EE COntrance: e la Proposition qu’ils Tuppolent etre
- une Revelation, n’est pas une Proposition qu’ils connois-
- Tent veritable, mais qu’ils presument veritablo. Car lOrs-
- qu’on connoit qu’une Proposition est veritable, la Rere-
- lation est inutilo. FF il est difficile de conceroir com-
- ment un homme peut avoir une revelation de ce qu’il
- connoit déja. Si donc c’est une Proxosition de la verité
- de laquelle ils foient pertiradez, lans connoitre qu’elle
- Foit veritable, ce n’est pas voir, mais croire; quel que
- foit le nom qu’ils donnent à unc telle pertualion. C’ar
- ce Tont deux royes par oi la Vérité entre dans l’Elprit,
- tout-a. Fait distinctes, de Porte que l’unc n’est pas l’autre.
- Ce que je rois, je connois qu’il est tel que jc le vois, pac
- l’eridence de la chose même. Et ce que je croy, je l0
- suppole veritable par le témoignage d’autrur. Mais jc
- dois connoitre que ce témoignage a été rendu: autre-
- ment, quel Fondement puisje avoir de croire:. Jc. dois
- voir que c’est Dicu qui me revele cela, ou bien je ne rois
- rien. La quection se reduit donc à lavoir comment je
- connois, que c’elt Dieu qui me revele cela, que cetto
- imprection est Faite sur mon Ame par son Saint Espric, et
- que je luis par conséquent oblisé de la luirre. Si je ne
- CyYyY 3
- COR
- 909
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 909. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0971?run=74