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Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 910

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  1. De lEnthoustasme.
  2. connois pas cela, mon altiirance est sans Fondement, quel-
  3. que grande qu’elle foit, et toute la lumière dont je pre-
  4. tens etre éclairé, n’est qu’Inthoulialme. Car foit que
  5. la Propolition qu’on suppole revelée soit en elle- même
  6. eridemment reritable, ou risiblement probable, ou in-
  7. certaine, a en jugee par les rores ordinaires de la Con-
  8. noissance, la verité qu’il faut établir folidement ec prou-
  9. ver éridemment, c’est que Dicu a rerelé cette Propoli-
  10. tion, et que ce que je prens pour Rerelation a eté mis
  11. certainement dans mon lIprie par luy.même, ec que ce
  12. n’est pas une illusion qui y ait été insinuée par quelque
  13. autre Fsprit, ou excitee par ma propre tantaitre. C’ar,
  14. sije ne metrompe, ces gens-la prennent une telle chole
  15. pour vraze, parce qu’ils prelument que Dieu l’a rerelée.
  16. Cela ctant, ne leur cA- il pas de la dernière importance
  17. d’examiner sur quel fondement ils prelument que c’est
  18. une Rerelation qui vient de Dieu: Sans cela, leur con
  19. trance ne lera que pure prelomption; et certe lumière
  20. dont ils sont si Fort éblouis, ne sera autre chole qu’un
  21. Feu follet qui les promenera lans celte autour de cecercle,
  22. C’est une Revelation parce que je le croy fortement, e je
  23. le croy parce que c’est une Revelation.
  24. LEmtonsa. S. FT. A l’égard de tout ce qui cM de revelation diri-
  25. me ne lauroit re, il n’est pas nécessaire de le prourer autrement qu’en
  26. Failant voir que c’elt veritablement une Inspiration qui
  27. riere de Dieu. vient de Dieu, car cet Ptre qui est tout bon es tout lasc
  28. ne peut ni tromper ni etre trompé. Mais comment pour-
  29. rons nous connoitre qu’une Proxolition que nous avons
  30. dans l’Esprit, est une verité que Dieu nous a inspirée.
  31. qu’il nous arcrelée, qu’il expote lur-même a nOS YCUZ, et
  32. que pour cet efetnous derons croired C’est ici que l’Fnthou-
  33. siasme manque d’aroir l’éridence à laquelle il pretend. C’ ax
  34. les personnes prevenués de certe imagination se gloritient
  35. d’une lumière qui les éclaire, a ce qu’ils disene, E qui leur
  36. communique la connoissance de telle ou telle verité. Mais
  37. S’ils connoissent que c’est une verité, ils doirent le con-
  38. noitre ou par la propre cridence, ou par les Preures na
  39. CHA C
  40. XId
  41. PrOUver qu’une
  42. Propolirion

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Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 910. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0972?run=74