Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 910
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- De lEnthoustasme.
- connois pas cela, mon altiirance est sans Fondement, quel-
- que grande qu’elle foit, et toute la lumière dont je pre-
- tens etre éclairé, n’est qu’Inthoulialme. Car foit que
- la Propolition qu’on suppole revelée soit en elle- même
- eridemment reritable, ou risiblement probable, ou in-
- certaine, a en jugee par les rores ordinaires de la Con-
- noissance, la verité qu’il faut établir folidement ec prou-
- ver éridemment, c’est que Dicu a rerelé cette Propoli-
- tion, et que ce que je prens pour Rerelation a eté mis
- certainement dans mon lIprie par luy.même, ec que ce
- n’est pas une illusion qui y ait été insinuée par quelque
- autre Fsprit, ou excitee par ma propre tantaitre. C’ar,
- sije ne metrompe, ces gens-la prennent une telle chole
- pour vraze, parce qu’ils prelument que Dieu l’a rerelée.
- Cela ctant, ne leur cA- il pas de la dernière importance
- d’examiner sur quel fondement ils prelument que c’est
- une Rerelation qui vient de Dieu: Sans cela, leur con
- trance ne lera que pure prelomption; et certe lumière
- dont ils sont si Fort éblouis, ne sera autre chole qu’un
- Feu follet qui les promenera lans celte autour de cecercle,
- C’est une Revelation parce que je le croy fortement, e je
- le croy parce que c’est une Revelation.
- LEmtonsa. S. FT. A l’égard de tout ce qui cM de revelation diri-
- me ne lauroit re, il n’est pas nécessaire de le prourer autrement qu’en
- Failant voir que c’elt veritablement une Inspiration qui
- riere de Dieu. vient de Dieu, car cet Ptre qui est tout bon es tout lasc
- ne peut ni tromper ni etre trompé. Mais comment pour-
- rons nous connoitre qu’une Proxolition que nous avons
- dans l’Esprit, est une verité que Dieu nous a inspirée.
- qu’il nous arcrelée, qu’il expote lur-même a nOS YCUZ, et
- que pour cet efetnous derons croired C’est ici que l’Fnthou-
- siasme manque d’aroir l’éridence à laquelle il pretend. C’ ax
- les personnes prevenués de certe imagination se gloritient
- d’une lumière qui les éclaire, a ce qu’ils disene, E qui leur
- communique la connoissance de telle ou telle verité. Mais
- S’ils connoissent que c’est une verité, ils doirent le con-
- noitre ou par la propre cridence, ou par les Preures na
- CHA C
- XId
- PrOUver qu’une
- Propolirion
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 910. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0972?run=74