LBr. 389 · Helmont, fol. 10r
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- ils y estoient, de casser encor les diables avec tout lenser. Mais
- pour parler serieusement, mon sentiment est, que les peines ne sçau,
- roient estre eternelles, qu’à cause de l’eternité des pechés. Ceux
- qui pocheront tousjours seront toujjours punis avec postice
- Mais je passe a l’autre lure dont le sujel est plus etendu, puite
- il contient les principes de la Theologie de M. van Helmont, mis en
- ordre par M. Buchius. P’ay este ravi de voir qu’on reprend dans la
- preface, ceux qui separent la Theologie d’avec la philosophie. Cela
- justifie assez Mons. van Helmont contre ceux qui l’accusent de
- donner dans l’enthousiasme. Car les Enthasiastes ont cela de commun,
- avec les Libertins, qu’ils disont des injures à la raison
- Je suis encor du sentiment de M. van Helmont lors qu’il reprend les
- Gassen distes et les cartesiens qui s’attachent uniquement à la philo sophie
- corpusculaire, qui explique toutes les choses de la nature par la mati
- ere ou par l’étendue. Et j’ay fait voir moy meme qu’il y faut encor
- faire entrer le principe de la force, dans le quel consiste pour ains
- dire la conrexion des choses spirituelles et corpporelles.
- Car setiens
- que les loix de la nature et les principes de la physique ne sçauroient
- estre expliqués qu’en employant les principes metaphysies sonton a
- besoin pour bien entendre ce que c’est que la force
- le demeure encor d’alcord que toutes les subslances durent
- tousjours et ne sçauroient perir. Ce que je tiens veritable non seu
- lement a l’egard des ames humaines mais encor à l’egardrcelles
- des autres animaux. S’ay fort disputé la dessus par lettres avec le
- celebre M. Arnand. Ce n’est pas que je croye la transmigration des
- ames; mais je crois la transformation d’un même animal, qui deviene
- tantost, grand tantos petit, et prend diverses formet. comme nous
- voyons faire les vers à soye, quand ils deviennent papillons. cela
- est plus conforme à l’ordre, que la transmigration, il y a donc de l’ap
- parence qu’il n’y a ny generation ny mort à la riqueur
- l’ame mais que
- j’animal ne fait qu’estre enveloppé et deve loppe sdemeurant tous
- jours unie a un corps organigs, quoyque ce corps
- in comparablement plus subtit, que les objets
- puisse devenir in
- de nos sens. C’est
- ce qui a deja V’ancien auteur d’un luire attribué à Hippocrate. Et
- même l’auteur de l’Epistre aux Hebreux dit que les choses apparente
- sont produites des non apparentes. Cependant je ne veux point étendre
- cette doctrine à l’homme, ny à l’ame humaine, estant pensuadé, quavan
- en elle l’image de Dieu, elle est gouvernée par des Toix toutes par
- ticulieres, donton ne sçauroit apprendre le détait que par la revelation
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